L’alliance des tours et des bourgs ? Chiche !


 


Le bref sursis offert par l’arrivée en tête aux dernières législatives du Nouveau front populaire contre le triomphe annoncé de l’extrême-droite ne doit pas nous conduire à sous-estimer la gravité de la situation. 

Non seulement, Macron vient de nommer l’un des gouvernements les plus réactionnaires de la Ve République, avec la bénédiction du Rassemblement national. Mais ce dernier a rassemblé près de 10 millions d’électeurs sur la base d’un programme et de mot d’ordres racistes.

Face à la division entre trois blocs, les soubresauts qui en résultent et la possibilité de plus en plus concrète du fascisme, la question de la construction d’un bloc populaire se pose à nouveau, soit la fameuse question de l’alliance « des tours et des bourgs ». Ceux qui la posent ainsi ont le mérite de ne pas céder à la tentation d’une régression vers un pur et simple compromis avec le néolibéralisme, type PS des années Hollande. Mais trop souvent, leur stratégie consiste à liquider les acquis de l’antiracisme des dernières années au nom des bourgs, sans réellement explorer les questions que le virage à droite ou à l’extrême-droite de ces derniers posent légitimement.

Dans l’urgence qui est la nôtre, l’heure est à la clarification. Nous avons besoin d’une analyse et d’une stratégie pour construire l’unité des classes populaires. Pour cela, nous avons quelques pistes et certitudes. Le vote RN ne peut pas se déduire d’une simple explication économiciste, et les questions de dignité et de vie bonne valent pour les tours comme pour les bourgs. Les réponses à ces questions doivent être aussi élaborées depuis la construction d‘un rapport de force en dehors des institutions, depuis le mouvement social et syndical, dont une partie de la gauche a eu l’intelligence de traduire dans le champ électoral les mots d’ordres et les inventions. 

La production de ce rapport de force passe par la nécessité d’un ancrage plus profond de notre camp aussi bien au sein des quartiers, qui ne sont certainement pas acquis, que des zones rurales ou bien des villes de moins de 50 000 habitants.

Mais nous avons aussi beaucoup de questions encore sans réponse à explorer. 

C’est pourquoi nous organisons deux journées de discussions intitulées « Les tours et les bourgs ? Chiche » avant d’autres initiatives militantes autour de questions que notre camp invoque trop souvent uniquement pour des polémiques internes, sans se pencher réellement sur les difficultés importantes qu’elles recouvrent. 

C’est en s’y attelant avec sérieux que nous emprunterons le long chemin de la

construction d’une hégémonie.

🚨 LE RENVERSEMENT DU GOUVERNEMENT MÉRITE UNE RÉPONSE POPULAIRE, VOICI LA NÔTRE : L’ALLIANCE DES TOURS ET DES BOURGS ? CHICHE ! 

🗣️ Après le succès du meeting « Que Faire ? », nous vous invitons à un grand week-end de réflexions et de discussions stratégique 

🗓️ Rendez-vous le week-end des 11 et 12 janvier.

📍La Dynamo des Banlieues Bleues, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin

⚠️ Programmation complète à venir !

Premiers signataires : Tsedek! Action Antifasciste Paris-Banlieue, QG Décolonial, Tendance Claire, Union Communiste Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, Urgence Palestine, Association des Travailleurs Maghrébins de France, Union Juive Française pour la Paix

Comments (

0

)